Du 2 au 8 février 2026, la semaine nationale d’action Stop Arming Israel a su montrer que loin d’être oubliée, la mobilisation contre le commerce d’armement avec Israël continue de prendre de l’ampleur. Au total, ce sont plus de 38 actions qui ont eu lieu dans toute la France, des milliers de tracts distribués à des salarié·es de plus en plus nombreux·ses à remettre en question les choix coupables de leurs employeurs, et des dizaines de collectifs et des centaines de personnes mobilisées pour faire vivre la campagne.
Au moins 11 entreprises différentes ont été touchées :
Thales est de loin celle qui a reçu le plus d’attention, avec des tractages, rassemblements et collages à Toulouse, Vendôme, Lyon, Bordeaux, Pont-Audemer, Massy, Élancourt, Gennevilliers, et Rungis.
Safran à quant à lui été visité à Colombelle, le Havre, Dijon, Châteaufort, Créteil
Mais des tractages ont également ciblé STMicroelectronics à Montrouge, Dassault Aviation à Seclin et Dassault Systèmes à Aix-en-Provence, Exxelia à Ilange, Airbus à Dugny, Ariane Group aux Mureaux et à Issac, Expleo à Montigny-le-Bretonneux, le CNES à Paris ou encore Aubert&Duval à Firminy.
Parmi ces nombreux sites, certains sont des cibles régulières de la campagne, d’autres étaient touchés pour la première fois.
Des manifestations et rassemblements ont également visibilisé la campagne Stop Arming Israel dans les centre-ville de Dijon, le Mans, Caen, Niort, Dignes-les-Bains et Brest.
Près de Marseille, plusieurs dizaines de militant·es se sont rassemblé·es pour tracter aux travailleur·ses du port de Fos-Sur-Mer en soutien à la journée internationale de grève dans les ports de la Méditerranée.
À Grenoble, le Salon Tech&Fest, qui accueillait plusieurs entreprises complices du génocide, a été visé par diverses actions pendant toute sa durée.
Ce sont également des tractages, collages, et stands d’infos qui se sont multipliés dans les lieux d’études d’Orléans, Caen, Strasbourg et Rennes pour dénoncer les liens entre les entreprises d’armement et l’enseignement supérieur.
De nombreuses entreprises, effrayées par l’annonce même de la semaine d’action, ont doublé les effectifs de leur personnel de sécurité, prévenu l’ensemble de leur salarié·es par mail (décuplant ainsi la visibilité et l’impact de nos actions), verrouillé les portes de leurs usines au risque de ralentir voire de bloquer eux-même les allées et venues des travailleur·ses. En parallèle, les préfectures ont dépêché sur chacun des sites visés des dizaines de policiers, de gendarmes et d’agents des renseignements territoriaux. Une des victoires de cette semaine d’action aura été d’occuper, de faire perdre du temps et de coûter cher à l’ensemble des intéressés.
Dans plusieurs villes, des syndicalistes des entreprises ciblées se sont joint aux actions, ont pris le temps de rencontrer les militant·es, et ont eux-même distribué des tracts en interne à leurs collègues. Les liens entre syndicats et collectifs en lutte pour l’autodétermination du peuple palestinien se renforcent, et des perspectives de rencontres futures, de soirées publiques et d’actions communes se multiplient.
De nouvelles initiatives ont déjà eu lieu depuis la fin de cette semaine d’action, et d’autres encore sont à venir.
Vous aussi, rejoignez le mouvement, participez à la campagne Stop Arming Israel !
















