La CGT Capgemini rejoint la campagne Stop Arming Israel

Le 12 décembre 2025, la CGT Capgemini publie un article pour dénoncer le commerce d’armement avec Israël et les contrats que Capgemini entretient avec les entreprises d’armement complices. Elle revendique le droit à une clause de conscience pour permettre aux salarié·es de refuser de travailler pour des clients militaires. Nous reproduisons ici l’article issu de son site internet.

Depuis des années, le gouvernement d’extrême droite israélien et ses alliés ont carte blanche pour réaliser un nettoyage ethnique des palestiniens sur fond de rhétorique messianique.

Dans ce contexte où les puissances impérialistes de l’ouest y trouvent leurs intérêts économiques et stratégiques, l’industrie militaire mondiale, y compris française, continue de faire des bénéfices sur le massacre des enfants de Gaza.

La France complice 

La France, deuxième exportateur mondial d’armement, entretien toujours des échanges commerciaux avec Israël dans ce domaine avec notamment des livraisons de matériels directement utilisés à Gaza et dans les territoires palestiniens. Capteurs de position pour le guidage des missiles, maillons pour munitions de fusils mitrailleurs ou composants de télécommunication destinés aux drones de surveillance et d’attaque israéliens, tous ces composants sont fournis en plein génocide par des entreprises françaises complices et représentent un volume d’échange de plus 20 millions d’euros par an.

La Tech en sous-traitance

Évidemment, le monde de la “Tech” et donc Capgemini, n’échappe pas à sa part du gâteau ensanglanté.

Thales,  Naval GroupeSafranAirbusDassault, Exxelia, MBDA, KNDS-Nexter, Eurolinks… Autant de clients potentiels supportant directement l’état d’apartheid et le génocide du peuple Palestinien (source Amnesty International et Campagne Stop arming Israël). Engagé·es contractuellement dans des projets pour ces clients, des salarié⸱es de Capgemini pourraient donc se retrouver complices malgré elleux de ces crimes de guerre pourtant reconnus par l’ONU.

En tant que travailleur·ses d‘un secteur très diversifié, nous pouvons réorienter nos activités pour utiliser nos compétencesnos savoir-faire et notre intelligence pour le bien de tous·tes et non pour nourrir les guerres et l’oppression des peuples de par le monde.

Clause de conscience

Capgemini ayant des marchands d’armes parmi ses clients, vous pouvez vous retrouver malgré vous dans des situations allant à l’encontre de vos valeurs morales. 

Plusieurs salarié·es du groupe ont préféré démissionner plutôt que de travailler sur des composants de systèmes d’armements. Avant d’en arriver à cette extrémité, contactez nous pour étudier votre situation et trouver une solution de sortie le cas échéant.

La CGT Capgemini revendique le droit pour les salarié·es de faire valoir une clause de conscience pour des aspects militaires ou écologiques et interpelle la direction sur sa collaboration avec certains acteurs du génocide palestinien et demande un moratoire sur les relations commerciales avec les sociétés incriminées dans tout génocide.

Solidarité internationale

Dans ce contexte, nous relayons le communiqué de la coordination syndicale Workers in Palestine, composée de dizaines de syndicats palestiniens, appelant à des actions de blocage de l’appareil de guerre israélien avec le mot d’ordre Stop Arming Israël. Ainsi la position de la CGT est claire : le génocide doit s’arrêter. Nous sommes en capacité d’empêcher des morts inutiles en Palestine.

Inspirons nous de l’action des dockers de la CGT à Fos-Sur–Mer, puis de ceux du port de Gênes en Italie qui ont bloqué successivement des chargements d’armes à destination de l’armée Israélienne. La solidarité internationale entre les travailleur·euses peut venir enrayer cette machine de mort.


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